Méditation mai 2017

Accueillons le Christ !

Martin Lubet, pasteur de l’EELDV

«  J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger et vous m’avez accueilli; 36 j’étais nu et vous m’avez habillé; j’étais malade et vous m’avez rendu visite; j’étais en prison et vous êtes venus vers moi.’ […] ‘Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait cela à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’ » Matthieu 25.35-40

En ces temps de repli sur soi, il est bon de nous rappeler les œuvres de la foi auxquelles Dieu nous a appelés. Dans l’esprit de chrétiens évangéliques, la grâce couvre bon nombre de fautes et c’est vrai. C’est ce sur quoi insiste par exemple l’apôtre Paul, et après lui nos éminents pères dans la foi tel Martin Luther. C’est la grâce, le bon-vouloir de Dieu qui nous sauve. Mais si nous sommes sauvés par grâce, cela ne veut pas dire, et ce passage nous le rappelle, qu’il nous faut rester impassible, indifférent devant la détresse des plus petits de nos frères.

En rencontrant ces frères qui traversent la détresse, la faim, la soif, la pauvreté, le dénuement, la maladie, la persécution, c’est le Christ, qui souffre avec eux, que nous rencontrons. En étant confronté à la situation de ces frères, nous ne devons donc pas rester insensibles, il en va de notre salut au jour du jugement comme l’évoque la suite de ce passage.

C’est là un avertissement contre le rejet, l’indifférence, le mépris ! Les uns comme les autres dans ce passage qui évoque le jour du jugement, ne savent pas quand ils ont fait le bien ou au contraire s’en sont abstenus. Prendre soin de ses « petits frères » ce n’est pas un calcul, une démarche intéressée, c’est une attitude qui témoigne de l’amour du prochain et de la confiance en Dieu. C’est une disposition qui nous invite telles les cinq vierges de la parabole des dix vierges à nous tenir prêts pour cette rencontre. L’auteur de l’épître aux hébreux exhorte d’ailleurs ainsi les croyants à demeurer attentif à ceux qui se présentent à eux : « N’oubliez pas l’hospitalité, car en l’exerçant certains ont sans le savoir logé des anges. »

Si ce passage ne dit pas clairement que cela s’adresse à l’humanité souffrante dans son ensemble (beaucoup voient dans ces « petits frères » ceux qui sont en Christ), il semble bien que dans le cœur de ceux qui sont sauvés il y ait eu assez de place pour aimer leur prochain quel qu’il soit. Et en aimant leur prochain, ils ont su aimer les plus petits de ces frères du Christ. Et ce n’est bien sûr pas dans la haine, dans le repli sur soi ou le repli identitaire, dans la méfiance et le mépris que nous pourrons vivre cette rencontre avec le Christ, mais bien dans l’accueil, l’hospitalité et la bienveillance.

Alors préparons-nous… il n’est sûrement pas loin.

 

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